Samedi 9 juillet 2011 6 09 /07 /Juil /2011 12:11

Rabbi Eleazar dit un jour à son père, rabbi Elimélek, qui se mourait tout doux :

- N’as-tu plus goût à rien ? Que voudrais-tu ? Dis-moi. Un gâteau de blé tendre ?

Le vieil Elimélek lui répondit :

- Un jour, comme j’allais à Gdansk avec rabbi Zouzia, nous avons dégusté dans une pauvre auberge une soupe de pâtes à pleurer de bonheur. C’est elle, mon garçon, que j’aimerais goûter. Hélas, il est trop tard, je me sens trépasser.

Le jour même rabbi Elimélek mourut.

Rabbi Eleazar, après l’enterrement, s’en fut sur le pas de son père.

Le désir le poussait à découvrir ce lieu où son vieux bien-aimé avait un jour dîné. Il aperçut l’auberge au soir de la journée. Il y fut accueilli par une grosse rousse aux yeux contents de tout. Il s’assit près du feu.

La femme demanda :

- Avez-vous vraiment faim ? le n’ai presque rien, je ne peux vous offrir qu’une soupe de pâtes.

- Il ne m’en faut pas plus, répondit le rabbi.

La femme, rassurée, s’en fut à ses fourneaux.

A peine avait-il dit ses prières du soir qu’il la vit revenir, portant une soupière. Il se servit, goûta. Seigneur, quelle merveille ! Il vida l’écuelle.

Il en redemanda.

- Qu’as-tu bien pu fourrer dans cette soupe-là pour lui donner ce goût aussi divin que simple ? demanda-t-il enfin, les babines mouillées.

- Ma parole, monsieur, je n’ai rien mis du tout !

Et comme Eleazar s’étonnait grandement, elle lui fit ce récit :

- Un jour me sont venus deux serviteurs de Dieu. j’étais comme aujourd’hui, plus pauvre que l’hiver. Alors je leur ai fait une soupe de pâtes en priant notre Dieu de lui donner du goût. Je Lui ai dit :

« Seigneur, je n’ai rien, Tu peux tout. Vois ces deux-là, si fatigués. Dans Ton jardin parfait choisis quelques épices et fais que ce dîner ravigote leur corps ». Ils en ont avalé quatre ou cinq écuelles, puis l’un deux m’a dit : « Ta soupe est parfumée d’herbes du paradis ! » C’était sans doute vrai. Aujourd’hui, par hasard, je m’en suis souvenue et j’ai prié pour vous.

Elle rit d’un air d’excuse et s’en fut trottinant à ses menus travaux.

Henri Gougaud

Par lilavande - Publié dans : conte d'europe
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 12:33

Lali et l’eau de là….

 

La veille il pleuvait sur la foret lutine…et ce matin là la rosée perlait sur les fleurs, les feuilles et la terre sentaient bon la mousse et la vie..

 

Lali se réveilla étendis ses petit bras et apprécia la fraicheur matinale..Elle dormait toujours au creux de son arbre blottis au cœur de celui qu’elle aimait et elle s’émerveillait chaque matin comme si chaque jour était une nouvelle aventure et découverte de la vie.

Humm se refugier dans un nuage aujourd’hui et regarder le vent danser…Lali s’installa en haut de l’oranger..un de ses arbre préféré..Odorant coloré frais celui qui l’écoutait, qui lui parlait...un arbre complice et confident...

 

 

« Mon oranger j’ai fait un rêve merveilleux..plein d’odeurs, de couleurs, de rire et de douceur »  ….L’oranger sourit de toutes ses feuilles..il connaissait bien Lali et aimait ses histoires..elle était tellement spontanée candide comme si tout était nouveau chaque jour comme si chaque rêve était une nouvelle aventure..Elle s’émerveillait de tout accueillant comme un enfant ce que la vie lui apportait….

 

Raconte Lali..Raconte-moi…. !!

 

J’étais au bord du galopin galopant le ruisseau de la foret lutine..je parlais à mon ami l’eau follette, tu sais, comme d’habitude..on parlait de tout..de rien…mais surtout de tout..il voit tellement de choses en dévalant la montagne aux griffes d’argent..en traversant la foret lutine il semble ne pas avoir de fin..pourtant en faim de tout ce qu’il croise….il connaît les fleurs les arbres, et la moindre pierre qu’il croise sur sa route s’en souvient encore…

 

.j’aimerais être une eau dit Lali éclatant de rire…

 

« Raconte allez »… frémit l’oranger

 

« J’étais au bord de lui au bord de l’eau il me proposa une promenade..mais pas une commune pas une de nos ballade habituelle..

tu sais bien mon oranger que souvent sur une feuille bien large il me promène au grès de son courant me fait tournoyer et me fait danser…

non là il me proposait une promenade différentes de toute les autres..partir plus loin là bas ..

tu sais là il finit..et retrouve ses frères…

 

« Ohhhh » dit l’oranger si loin… 

 

« oui …il me proposa d’aller vers l’eau de là »….lui chuchota Lali…

 

« Je ne connaissais pas l’eau de là » avoua Lali …

 « mon ruisseau me l’a décris comme immense , large pleines d’émotions de couleurs et de mouvements..les vagues l’écume, le blanc, le vert, le bleu, aussi les reflets les poissons..les grands les gros les petits les colorés les volants …cet endroit me parut magique… »

 

« Alors tu me connais mon bel oranger..je n’ai pas hésité une seconde je me suis assise agripper à une feuille large et confortable et hoppppp je me lui laissé porter par le courant du galopin galopant.. »

L’oranger sourit..impatient de connaître la suite du rêve de Lali

 

« Au début on a bien joué..tourbillon tournoiement danse  rire et chanson de l’eau..puis plus on avançait plus le ruisseau grossissait il grandissait s’élargissait..

 

Le voyage a duré longtemps il avait des moments silencieux d’autre émouvants…j’ai pu voir des pays inconnus jusque là..des pays sans arbres ni herbes d’autres vallonnés rempli de fruits de couleurs..d’autres encore vert de feuilles de ronces d’herbes folles..à chaque pays nouveau mon ruisseau était accueillis reçu avec égard..il était visiblement aimé attendu…

 

Plus on avançait vers cette eau de là…plus mon ruisseau s’élargissait  et ainsi jusqu’à ce que je vois plus les rives… et là mon oranger c’était incroyable…il y avait d’autres eaux mêlés..ses frères comme il disait..

il se saluaient mais une mélancolie semblait les envahir..mon ruisseau ne parlait plus il avançait se mélangeant aux autres..j’essayais de comprendre..

 

« Dis moi mon ruisseau mon eau vive pourquoi cette tristesse »…. 

 

le ruisseau tout doucement me répondit.. « on aime se retrouver mais on en meurt »

 

« comment ça ? » demandais je…

 

« regarde Lali, on se retrouve et c’est bon..on se mélange et on se perd dans l’infiniment grand dans cette eau de là… »

 

« Oui mais mon ruisseau mon eau vive regarde comment a plusieurs vous êtes beaux colorés plus vivants encore plus forts…seul tu ne pourrais porter ces gros poisson et ces bateaux…

Rappelles toi dans la foret lutine justes les bateaux en papiers peuvent naviguer et ici regarde  ce que tu peux porter..ton courant ta profondeur sont tellement plus grand plus fort..C’est impressionnant…c’est un peu mourir pour grandir !!!! »

 

Le ruisseau finit par sourire même rire…..

 

« Tu vois mon oranger c’était magique..cette eau de là était à perte de vue, les vagues immenses un courant fou des couleurs fantastiques…mon ruisseau n’était presque plus là mais tellement présent..Je le sentais… »

 

« Quel rêve merveilleux mon oranger » soupira Lali…

 

« Oui c’est vrai rêve bien joli ma Lali » répondit l’oranger il soupira de toutes ses feuilles et sourit.. « C’est vrai qu’il faut parfois mourir pour grandir »…

 

Lali se sentait encore rempli de l’émotion de ce que son rêve lui révélait..elle quitta son oranger et partit rêveuse sur un nuage..c’était encore une belle journée dans la forêt lutine …

 

 

Par lilavande - Publié dans : conte de moi
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Lundi 19 juillet 2010 1 19 /07 /Juil /2010 11:08

Lali et le caillou rond et doux jusqu’au regard…

 

 

Je te plante mon conte pour que tu croisses grand et beau…

 

 

 

Lali du haut de son saule observait son petit monde..

Tant le tout petit que le plus voyant attirait son attention..ainsi la coccinelle accroché à une feuille l’intriguait tout autant que les nuages accrochés dans le ciel..

curieuse de la vie, des histoires des uns et des autres elle était bien souvent confidente de la pluie, du vent, des insectes même ceux qui paraissent les plus insignifiant..et même des pierres des grains de sable ou des fleurs …

 

Lali était ainsi elle inspirait confiance et confidence..secrets, histoires de vie, de cœur…elle écoutait toujours avec ses trois oreilles celle de droite..celle de gauche..et celle du cœur …et c’est ça qui faisait d’elle une fée exceptionnelle.

 

Le monde était en perpétuelle mutation.de l’herbe naissait la fleur..de la fleur de l’arbre, le fruit…dans le fruit la graine..et tout recommençait ainsi..Sans se lasser tel un leitmotiv chanson du don de soi chanson de la vie….

Ce que la chenille appelle mort le papillon l’appelle vie…

 

 

Une chose pourtant ce matin là avait intrigué Lali…en effet un petit caillou gris avait élu domicile au pieds de son saule..il était là posé parmi les autres pierres….Oh bien sur Lali connaissait les pierres il y en avait pleins dans la foret lutine…mais celle-ci était différente..elle n’en avait jamais vu une semblable par ici..

Celles de la foret étaient anguleuses dures rocailleuses pointues terreuses..un peu abruptes au contact..pas très douces dans leurs manières…Lali le savait et les aimait avec leur drôles de caractères….mais cette petite pierre ronde était différente elle était  douce au regard et au touché, ronde, petite et douce…

 

Notre petite fée en avait déjà vu mais pas dans la foret lutine …c’était une pierre du bord de l’eau…une qu’elle avait pu apercevoir lors de son voyage vers l’eau de là…mais c’est une autre histoire que je vous ai déjà contée…

 

Cette petite pierre grise ronde et douce jusqu’au regard semblait un peu perdue…Lali lui parla « dis moi petit galet petit caillou rond et doux jusqu’au regard que fais tu là si loin de l’eau de là »…

« Je te cherchais Lali toi la fée mauve de la foret lutine..je voulais te rencontrer j’ai mon histoire à te conter…elle est peu banale et elle a traversé des mondes tellement différents.. »

 

Lali sourit attendrie et étonnée de tant de spontanéité..ce petit galet avait fait du chemin pour venir jusqu’à elle..Elle s’assit et l’écouta comme si plus rien au monde d’autre n’existait…

 

Ma vie est peu commune Lali elle a démarré non loin d’ici sur la montagne aux griffes d’argent…je faisais partie d’un TOUT d’une immensité moi qui suis si petit j’étais accroché conscient de partager l’immensité de la montagne …pourtant une envie de partir de me détacher ne me quittait..cette envie fut si forte..qu’elle dépassa tout ce que je pouvais vivre..je voulais voir le monde autrement et construire ma propre montagne.

 

J’ai donc quitté la montagne aux griffes d’argent déterminé le regard fier et confiant en la vie et dans ce qu’elle voulait m’offrir…

 

Mon rêve d’aventure allait être assouvi mais la montagne que je voulais bâtir ne fut jamais vive…car au lieu de grandir de m’élever je me suis, à force de rochers de vents et de rivières émoussé, arrondi. Je suis devenu plus petit mais moins anguleux moins pointu plus rond et plus doux…

Tu sais Lali la vie adoucit même si j’en ai vu s’endurcir se fermer être encore plus coupants..moi j’ai choisit de laisser la vie, les événements me toucher me frôler me modeler me caresser m’émousser...et au lieu de devenir montagne je suis devenu galet…

 

Lali écoutait le petit caillou rond et doux jusqu’au regard et admirait avec quelle simplicité il exprimait une joie nouvelle d’un rêve pourtant inachevé..non aboutit.. abandonné..

 

« Racontes moi tes rencontres celles qui ont changé ta vie…. »

 

« Tout d’abord, repris le caillou rond et doux jusqu’au regard j’ai dévalé la pente de la montagne aux griffes d’argent, je me suis cogné aux arbres, les blessant même parfois et me  heurtant aux rochers, certains plus dur, que moi m’écorchaient..

D’autres rencontres furent plus douces comme celle de la mousse ou des herbes qui enveloppent pansent,

et calment les douleurs..et puis Lali..la rencontre de l’eau …Waouu quelle rencontre ça rafraichit ça adoucit, ça lave, nettoie, poli… et si tu te laisses emporter par le courant tu caresses d’autres pierres au fond de l’eau et la douceur tout comme les coups…transforment….changent, modèlent…

 

Tu vois Lali on ne s’en rend même pas compte mais le contact du doux bouleverse révolutionne métamorphose sans heurts ni douleur ….c’est un renouvellement dans la douceur et dans le temps…plus lent mais tout aussi efficace…

 

J’aime ce que je suis devenu ma Lali même si jamais je n’aurais imaginé ma vie ainsi..

 

J’étais pierre anguleuse et la vie, les rencontres les événements difficiles ou doux m’ont transformé m’ont enrichi...regarde moi Lali je suis à présent lisse rond et doux jusqu’au regard...

Bien loin de me laisser emporter balloter par le courant de la vie je me remets à lui  je participe au courant.

 Je n’ai pas éliminé ce qui me dérangeait mais j’ai accueilli ce qui m’a fait évoluer... et aujourd’hui moi aussi en touchant je transforme..modèle révolutionne tout autour de moi…là est ma montagne..non pas en hauteur mais en profondeur…

 

Lali sourire aux lèvres et émotions plein le cœur buvait les paroles du petit caillou rond et doux jusqu’au regard..

 

« Tu as fait tout ce chemin pour me raconter ton histoire elle est émouvante et belle de sincérité ta vie est magnifique petit caillou…. laisse moi te prendre dans mes mains t’embrasser te poser contre mon cœur et si tu le veux te ramener vers le galopin galopant où tes frères t’attendent… »

 

« Lali jolie Lali douce et tendre toi qui aime accueille et donne je voulais t’offrir mon histoire comme un parfum de joie et d’espérance… »

 

Lali sourit tendrement pris dans ses petites mains  le caillou rond doux jusqu’au regard, le porta au ruisseau de la foret lutine

 

Elle retourna vers son saule soupira de bonheur c’était encore une belle journée dans la foret lutine et  Lali s’endormit sourire aux lèvres au creux de son arbre.

 

 

Par lilavande - Publié dans : conte de moi
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Dimanche 18 juillet 2010 7 18 /07 /Juil /2010 21:27

Mes contes naissent des émotions, des douces, des tristes de celles qui emportent le cœur qui les font chavirer vers le haut vers le bas telles les vagues ou le vent…

 

prennez pour vous ce que le conte a à vous offrir

 

 

 

Dans la Foret profonde, celle qui est sombre, grande et sans fin juste voisine de la forêt lutine vit un arbre différent des autres.. Cet arbre est un des plus grand de la foret profonde, ses branches s’envolent vers le ciel  cherchant lumière et vent et ses racines poussent toujours plus loin vers le centre de la terre ancrées profondément cherchant fraicheur nourrissante.

Ses feuilles étaient dentelées comme si un ange était venu les découper une à une et son écorce sentait la mousse et l’herbe tendre.

Lali curieusement aimait venir s’y reposer. Cet arbre la rassurait…il  était fort paraissait inébranlable...il était grand. C’était pour Lali un géant .Il aurait pu l’impressionner pourtant dans ses branches elle se sentait comme à l’abri de tout, du vent de la pluie des idées tristes qui pouvaient des fois juste la frôler… (Oui une fée peut des fois être un peu triste mais ça c’est une autre histoire que je vous conterais une autre fois…) Elle sentait une force tranquille...il faisait bon passer du temps à l’écoute du cœur du chêne. Son cœur parlait battait si fort que la forêt en résonnait…Lali était intriguée de cette force et de cette sensibilité à fleur d’écorce tout en lui semblait sensible et en même temps se dégageait de cet immense  arbre douceur, chaleur et tendresse...Lali avec son cœur de fée le sentait bien et aimait être là à écouter le souffle doux  du vent dans les feuilles, dans les branches dans l’écorce…

Le chêne était centenaire même plusieurs fois centenaire et  il était connu pour être l’arbre qui attendait…personne ne savait ce qu’il attendait..le savait il lui-même ?…cela lui donné un air parfois perdu..lointain…mystérieux et secret !!

 Lali passait du temps avec lui …elle aimait les arbres vous le savez bien...l’oranger parce qu’il embaumait la forêt lutine et parce qu’il était son confident...L’olivier parce que ses feuilles argentées la faisaient rêver…le saule évidement puisque c’était son arbre…et le chêne avec cette force tranquille qu’elle n’avait trouvée nulle part ailleurs. Lali curieusement était intriguée.

Il n’était pas triste plutôt mélancolique et même la fée qui l’habitait n’arrivait pas à percer le secret du grand chêne de la forêt profonde.

 

Lali curieusement voulait en savoir plus et connaitre le cœur du chêne…c’est ainsi que ce matin là alors que la brume enveloppait encore la foret lutine...Lali s’éclipsa de son saule pour parler à son ami le chêne. Il dormait encore et un soupir semblait sortir de ses racines et aller jusqu’au bout de ses branches majestueuses…Dans son sommeil il semblait à la fois calme serein mais troublé…Lali s’assis délicatement sur une de ses branches et approcha son cœur tout près de celui du chêne…

« Quel réveil agréable ma Lali »...lui dit le chêne souriant il étira ses branches  vers le ciel en baillant fortement..

Lali rit « dis moi mon grand chêne as-tu bien dormi cette nuit...Tu as encore les branches pleines de sommeil » ? le chêne sourit tendrement... « Ma Lali tu es bien matinale dis moi qu’est ce qui t’amène ce matin.. » « Ce qui m’amène ? et bien c’est toi mon chêne..toi que j’aime comme si tu étais mon arbre à moi… tu me connais je suis curieusement curieuse et je veux toucher ton cœur du bout du mien et te comprendre …te capter t’entourer de douceur et de joie ..toi ..mon chêne…Lali sourit tendrement et entoura le chêne de ses petits bras comme si elle voulait l’embrasser.. le chêne rit doucement Lali tu es toute tiote mais tes bras me réchauffent le cœur…

Dis moi mon chêne mon ami grand qui touche le vent…pourquoi sembles tu attendre tout le temps… « J’attend le calme dans mon cœur » répondit l’arbre en soupirant « et pourquoi ce tourment ? » lui demanda Lali le serrant fort contre son cœur…ma vie me déçois je ne suis pas heureux de ce que j’apporte, et je fais le mal que je ne voudrais pas faire et ne fais pas le bien que j’aimerais faire…

« Comment ça ? » demanda Lali…  « Comment un arbre si beau si grand pourrait il faire du mal … ? »…tu es là tu vis tu es beau fort tu protèges les cèpes les bolets tes fruits ressemblent à des cœurs de tourterelles..Comment peux tu penser que tu fais du mal comment peux penser que tu déçois…

« J’abrite une fée au-dedans de moi et je ne sais pas la rendre heureuse..elle veut s’occuper de moi..me dis des mots doux et tendres..Elle aimerait me serrer contre son cœur et je n’arrive pas à lui confier ma vie…j’ai vécu tellement de choses durant les siècles passés…j’ai vu des souffrances…je n’ai pas toujours été à la hauteur moi qui suis si grand…

Je n’ai pas su abriter les cœurs moi dont les fruits sont comme des cœurs d’oiseaux..Je me suis laissé porter par la vie plus passif et soumis sans plus m’impliquer dans ce qui m’entourait et j’ai déçu et je me déçois, je ne suis pas celui que je parais être.. »

 

Ne dis pas cela mon chêne mais il est certain que si tu ne t’aimes pas un peu plus tu auras du mal à aimer en  retour et même à accepter que l’on se donne à toi !!!

 

Oui mais comprends moi ma Lali j’ai participé à des souffrances

 Avec mes branches on a fait des armes des flèches  des bâtons  et contre moi des fusillés ..et je n’ai rien dit pas bougé..alors que je ne devais qu’accueillir des cœurs gravés..

 

Mais grand chêne t’as t’on laissé le choix ?

 

Mais je souffres encore jusqu’au fond de ma sève…

 

Grand chêne on t’a pillé tu n’as pas donné là est la différence..et regarde aujourd’hui tu abrites des écureuils..des oiseaux et des oisillons aussi…et une fée qui t’aime comme tu es vit au creux de toi…tu penses ne pas la mériter alors qu’elle attend juste que ton cœur s’ouvre à la vie.. à l’amour… tu sais cette chaleur qui passe dans ton écorce qui envahi tes branches et réchauffe ton cœur d’arbre tendre….

Laisses toi porter par ce qui donne la vie et par l’amour qui transforme tout..

Accepte juste d’être aimé ta vie ne s’arrête pas aux déceptions aux blessures…Ta fée t’aime tel que tu es…et l’amour que tu pourras voir pour elle pour toi rejaillira sur ceux qui s’approcheront..Tes fruits sont magiques..Ils donnent vie à d’autres arbres qui vont être tout comme toi forts et beaux…

 

Tu peux aussi avec tes branches confectionner des jeux pour enfants imagine à la fin de ta vie tu pourras être lit  mangeoire bateaux… et tant de choses encore…

 

Le chêne écouta..souris timidement mais de toutes ses  branches…

 

Lali tu sais parler aux cœurs.. En fait j’attendais mais je ne savais pas que j’avais déjà tout en moi.

Le potentiel d’aimer je l’ai il est là en moi..

Je ne veux plus être pollué par mes pensées mes doutes et la culpabilité

Je veux aimer et aimer ma fée aimer la vie et aimer ce que je suis…porter du fruit nourrir la terre et grandir encore pour abriter ceux qui chercheront refuge et ombre apaisante..

 

Le chêne se transforma et rayonna dans la foret profonde…il devint chêne de l’écoute… il écouta son cœur et tout ce qui l’entoure..ses racines puissantes et ancrées dans le sol furent raffermies ses branches hautes dressées dans le ciel s’élancèrent encore plus haut..il apprit a s’aimer et aima et accepta d’être aimer il devin refuge…et des cœurs furent gravés sur son corps solide…

 

 

Parc contre peu de personne savent ce que ce chêne vivait au fond de lui. Ceux qui passaient savait qu’une légende l’entourait .. mais la logique ne pouvait pas entendre qu’un chêne attendait..Il fut donc nommé le chêne de l’entente.. non pas le chêne de l’attente….imaginant ainsi que ce chêne unissait des peuples dans des temps lointains…cela faisait sourire le chêne et sa fée ..Lali quand à elle riait aux éclats !!!

 

Si vous passez dans la foret profonde..si vous entendez parler du chêne de l’entente..vous saurez qu’en réalité..son nom était autre…et que grâce à une fée..sa vie fut transformée..à jamais

 

 

Lali revint souvent le voir..la fée qui était dans le creux du cœur du chêne s’épanoui une complicité rare un amour parfait unis le chêne et sa fée…

C’était encore une belle journée dans la foret profonde voisine de la foret lutine ..lali sourit et s’endormie au creux de son arbre

 

Par lilavande - Publié dans : conte de moi
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 22:58

Djinna Nabara et le prince paralytique

 

Il était une fois un paisible sultan, riche à n’en plus pouvoir, simple comme un ciel pur, heureux comme un vieux coq aux siestes délicieuses. Il se croyait sage, mais non. Il ne savait pas que le sort est un aveugle inconséquent qui n’épargne pas plus les princes que les chiens et les laboureurs. Son fils aîné tomba malade. Une étrange paralysie le tint couché, un beau matin, sans plus de force dans ses membres qu’une défroque abandonnée. Médecins, devins, astrologues, maîtres mystiques, guérisseurs ne purent rien pour sa santé. Le pauvre enfant resta affalé sur sa couette à contempler son ciel de lit. Son père en perdit le sommeil, l’appétit et le goût de l’or. Il en était à s’imposer des flagellations rituelles quand un jour d’été, vers midi, une vieille en haillons, maigrichonne, édentée vint au grand portail du palais. Les gardes croisèrent leurs piques devant sa figure fripée.

- Je veux voir le sultan, dit-elle. C’est urgent.

- Retourne à tes rats, vieille bique, répondirent les préposés.

- Très bien, dit la vieille.

Elle hurla. Elle hurla comme cent sirènes, à faire s’envoler comme des feuilles mortes les sentinelles à reculons, à faire frémir les remparts, à faire exploser les fenêtres. Le sultan, le poil hérissé, passa sa tête épouvantée entre les rideaux des fenêtres. Il cria dans la cour :

- C’est quoi ?

- Sultan il faut que je te parle, lui dit sobrement la furie. C’est au sujet de ton garçon.

- Monte donc. Non, attends, j’arrive.

Rencontre au bas de l’escalier.

- Parlons peu, parlons bien, lui dit l’étrange aïeule. Un seul être ici-bas peut guérir ton enfant, c’est Djinna Nabara, le plus savant des djinns du pays invisible. Une fois par semaine il vient boire à l’étang du val des Rochers Noirs. Profites-en, capture-le. Use de ruse, sois aimable, sinon je n’ose pas te dire ce qu’il fera de tes troupiers. Je le connais bien, c’est mon fils.

Elle s’en alla en ronchonnant contre les débris de vitrage dégringolés sur le pavé.

 

Conseil de guerre. Comment faire pour capturer aimablement le puissant Djinna Nabara ? Plan soufflé par un serviteur au ministre de la défense :

- On assèche l’étang du val des Rochers Noirs. On remplace l’eau par du vin. Le djinn boit. Bien sûr, il s’énivre. Il s’endort. Le tour est joué. Quand il se réveille on l’invite à venir déjeuner chez vous.

Magnifique idée. Adoptée. Le jour venu, tout est en place : la police dans les buissons, le sultan priant sous un arbre, le vin clapotant dans l’étang. On attend Djinna Nabara. Il arrive. Terrible, certes, mais finalement assez beau. Il plonge, il boit, il se pourlèche. Il reboit, ses yeux brillent, il rit. Troisième lampée, il déborde, il rote, il titube, il s’abat parmi les cailloux de la rive. Quand il s’éveille le sultan est assis là, près de sa tête. Mots choisis, sourire crispé. Il l’invite dans son palais. Le djinn part d’un éclat de rire. C’est d’accord. Les voilà partis. En chemin ils croisent trois hommes, un devin et deux chercheurs d’or, assis dans l’ombre d’un vieux mur. Deuxième éclat de rire de Djinna Nabara. Surprise du sultan, mais pas de commentaire. Les voici au seuil de la chambre où gît l’enfant paralysé.

 

Ils entrent. L’air est plutôt triste. Pourtant, pour la troisième fois, le djinn s’esclaffe bruyamment.

- Sultan, dit-il, dans pas longtemps ton fils dansera, je l’affirme pour peu que toi-même, ta femme et ton vizir ici présent fassiez ce qu’il faut pour cela.

Chœur parfait des trois désignés :

- Quoi que ce soit, nous le ferons.

- Il faut, reprit le djinn hilare que chacun dise sans mentir le désir intime, secret, inavouable qui l’habite. A cette seule condition le jeune prince guérira.

- Parle, vizir, dit le sultan.

L’autre, gêné, baisse la tête et tousse trois fois dans son poing. Il dit enfin :

- Sultan mon maître, je te dois tout, je sais cela. Je suis un conseiller fidèle. Je suis prêt à donner ma vie sur un seul ordre de ton œil. Mais j’avoue, je préfèrerais être à ta place qu’à la mienne. Voilà, j’ai dit la vérité.

Le djinn lui tape dans la main. Il s’écrie :

- Bien parlé, vizir !

- A moi, maintenant, dit l’épouse. Mon mari, tu es le meilleur et le plus généreux des hommes. Je bénis le Ciel tous les jours de pouvoir vivre auprès de toi. Mais tu as soixante-dix ans, et moi à peine plus de trente. Parfois (oh, quelle honte j’ai !) je rêve d’un palefrenier qui me prendrait comme une bête sur la paille de l’écurie. Voilà, c’est tout, j’avoue, pardon.

- Voilà ce que j’appelle une femme sincère, s’exclama Djinna Nabara. A toi, sultan.

- Oh, moi, j’ai tout. Mais au fond secret de mon cœur, quand il me faut donner, je souffre. J’ai peur de manquer, c’est idiot.

- Tous les rois sont ainsi, dit Djinna Nabara. Vous avez été courageux. Voici la recette miracle : sous le lit de votre garçon se cache une poulette noire. Qu’on en fasse un bouillon et que l’enfant le boive. Il sera aussitôt sur pied.

 

Guérison du cher fils, festin, fête royale. Comme il raccompagnait le djinn sur le perron :

- Mon cher ami, dit le sultan, une question me reste au travers de l’esprit. En entrant dans la chambre, pourquoi donc as-tu ri ?

- J’ai vu le poulet noir sous le lit du garçon, et j’ai pensé : cet homme a, des années durant, remué la terre et le ciel pour guérir son fils bien-aimé alors que le médicament était à portée de la main. J’ai trouvé cela drôle.

- Tu as aussi ri de bon cœur quand nous avons croisé ces hommes, sur le chemin de mon palais.

- Oui, oui, c’est vrai. Ce faux devin expliquait aux deux chercheurs d’or qu’une fortune de pépites les attendait dans le désert. Or, un trésor était caché à deux mètres sous ses sandales.

- Mais ce qui m’a le plus surpris fut ton premier éclat de rire quand tu t’es réveillé, tout imbibé de vin.

- J’ai ri de moi, sultan, oh oui ! Moi le savant, moi le grand djinn, j’ignorais que quelques goulées de ce breuvage délicieux pouvaient m’endormir pour trois heures. L’aurais-je su, assurément, j’aurais feinté le traquenard. Franchement, quel idiot je suis !

Il rit encore, il s’envola, se fit lumière et se fit ciel. Le fils vint à côté du père et lui dit adieu de la main.

(Henri Gougaud, Le livre des chemins, contes de bon conseil pour les questions inquiètes)

Par lilavande - Publié dans : conte d'orient
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  • lilavande
  • en faim de conte
  • Femme
  • 29/07/1964
  • ahhh si j'avais pu rester tiote....
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