Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 22:58

Djinna Nabara et le prince paralytique

 

Il était une fois un paisible sultan, riche à n’en plus pouvoir, simple comme un ciel pur, heureux comme un vieux coq aux siestes délicieuses. Il se croyait sage, mais non. Il ne savait pas que le sort est un aveugle inconséquent qui n’épargne pas plus les princes que les chiens et les laboureurs. Son fils aîné tomba malade. Une étrange paralysie le tint couché, un beau matin, sans plus de force dans ses membres qu’une défroque abandonnée. Médecins, devins, astrologues, maîtres mystiques, guérisseurs ne purent rien pour sa santé. Le pauvre enfant resta affalé sur sa couette à contempler son ciel de lit. Son père en perdit le sommeil, l’appétit et le goût de l’or. Il en était à s’imposer des flagellations rituelles quand un jour d’été, vers midi, une vieille en haillons, maigrichonne, édentée vint au grand portail du palais. Les gardes croisèrent leurs piques devant sa figure fripée.

- Je veux voir le sultan, dit-elle. C’est urgent.

- Retourne à tes rats, vieille bique, répondirent les préposés.

- Très bien, dit la vieille.

Elle hurla. Elle hurla comme cent sirènes, à faire s’envoler comme des feuilles mortes les sentinelles à reculons, à faire frémir les remparts, à faire exploser les fenêtres. Le sultan, le poil hérissé, passa sa tête épouvantée entre les rideaux des fenêtres. Il cria dans la cour :

- C’est quoi ?

- Sultan il faut que je te parle, lui dit sobrement la furie. C’est au sujet de ton garçon.

- Monte donc. Non, attends, j’arrive.

Rencontre au bas de l’escalier.

- Parlons peu, parlons bien, lui dit l’étrange aïeule. Un seul être ici-bas peut guérir ton enfant, c’est Djinna Nabara, le plus savant des djinns du pays invisible. Une fois par semaine il vient boire à l’étang du val des Rochers Noirs. Profites-en, capture-le. Use de ruse, sois aimable, sinon je n’ose pas te dire ce qu’il fera de tes troupiers. Je le connais bien, c’est mon fils.

Elle s’en alla en ronchonnant contre les débris de vitrage dégringolés sur le pavé.

 

Conseil de guerre. Comment faire pour capturer aimablement le puissant Djinna Nabara ? Plan soufflé par un serviteur au ministre de la défense :

- On assèche l’étang du val des Rochers Noirs. On remplace l’eau par du vin. Le djinn boit. Bien sûr, il s’énivre. Il s’endort. Le tour est joué. Quand il se réveille on l’invite à venir déjeuner chez vous.

Magnifique idée. Adoptée. Le jour venu, tout est en place : la police dans les buissons, le sultan priant sous un arbre, le vin clapotant dans l’étang. On attend Djinna Nabara. Il arrive. Terrible, certes, mais finalement assez beau. Il plonge, il boit, il se pourlèche. Il reboit, ses yeux brillent, il rit. Troisième lampée, il déborde, il rote, il titube, il s’abat parmi les cailloux de la rive. Quand il s’éveille le sultan est assis là, près de sa tête. Mots choisis, sourire crispé. Il l’invite dans son palais. Le djinn part d’un éclat de rire. C’est d’accord. Les voilà partis. En chemin ils croisent trois hommes, un devin et deux chercheurs d’or, assis dans l’ombre d’un vieux mur. Deuxième éclat de rire de Djinna Nabara. Surprise du sultan, mais pas de commentaire. Les voici au seuil de la chambre où gît l’enfant paralysé.

 

Ils entrent. L’air est plutôt triste. Pourtant, pour la troisième fois, le djinn s’esclaffe bruyamment.

- Sultan, dit-il, dans pas longtemps ton fils dansera, je l’affirme pour peu que toi-même, ta femme et ton vizir ici présent fassiez ce qu’il faut pour cela.

Chœur parfait des trois désignés :

- Quoi que ce soit, nous le ferons.

- Il faut, reprit le djinn hilare que chacun dise sans mentir le désir intime, secret, inavouable qui l’habite. A cette seule condition le jeune prince guérira.

- Parle, vizir, dit le sultan.

L’autre, gêné, baisse la tête et tousse trois fois dans son poing. Il dit enfin :

- Sultan mon maître, je te dois tout, je sais cela. Je suis un conseiller fidèle. Je suis prêt à donner ma vie sur un seul ordre de ton œil. Mais j’avoue, je préfèrerais être à ta place qu’à la mienne. Voilà, j’ai dit la vérité.

Le djinn lui tape dans la main. Il s’écrie :

- Bien parlé, vizir !

- A moi, maintenant, dit l’épouse. Mon mari, tu es le meilleur et le plus généreux des hommes. Je bénis le Ciel tous les jours de pouvoir vivre auprès de toi. Mais tu as soixante-dix ans, et moi à peine plus de trente. Parfois (oh, quelle honte j’ai !) je rêve d’un palefrenier qui me prendrait comme une bête sur la paille de l’écurie. Voilà, c’est tout, j’avoue, pardon.

- Voilà ce que j’appelle une femme sincère, s’exclama Djinna Nabara. A toi, sultan.

- Oh, moi, j’ai tout. Mais au fond secret de mon cœur, quand il me faut donner, je souffre. J’ai peur de manquer, c’est idiot.

- Tous les rois sont ainsi, dit Djinna Nabara. Vous avez été courageux. Voici la recette miracle : sous le lit de votre garçon se cache une poulette noire. Qu’on en fasse un bouillon et que l’enfant le boive. Il sera aussitôt sur pied.

 

Guérison du cher fils, festin, fête royale. Comme il raccompagnait le djinn sur le perron :

- Mon cher ami, dit le sultan, une question me reste au travers de l’esprit. En entrant dans la chambre, pourquoi donc as-tu ri ?

- J’ai vu le poulet noir sous le lit du garçon, et j’ai pensé : cet homme a, des années durant, remué la terre et le ciel pour guérir son fils bien-aimé alors que le médicament était à portée de la main. J’ai trouvé cela drôle.

- Tu as aussi ri de bon cœur quand nous avons croisé ces hommes, sur le chemin de mon palais.

- Oui, oui, c’est vrai. Ce faux devin expliquait aux deux chercheurs d’or qu’une fortune de pépites les attendait dans le désert. Or, un trésor était caché à deux mètres sous ses sandales.

- Mais ce qui m’a le plus surpris fut ton premier éclat de rire quand tu t’es réveillé, tout imbibé de vin.

- J’ai ri de moi, sultan, oh oui ! Moi le savant, moi le grand djinn, j’ignorais que quelques goulées de ce breuvage délicieux pouvaient m’endormir pour trois heures. L’aurais-je su, assurément, j’aurais feinté le traquenard. Franchement, quel idiot je suis !

Il rit encore, il s’envola, se fit lumière et se fit ciel. Le fils vint à côté du père et lui dit adieu de la main.

(Henri Gougaud, Le livre des chemins, contes de bon conseil pour les questions inquiètes)

Par lilavande - Publié dans : conte d'orient
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 00:41
Il était une fois, au fin fond de la Sibérie, un village de chasseur, où le chef avait une femme très belle, très jeune, dont il était amoureux fou...
La saison de chasse ayant été très fructueuse, il chargea son traîneau de toutes les fourrures pour aller les vendre à la ville voisine. Les peaux étant d'une très belle qualité, il put les échanger à un bon prix, acheter tout ce qu'il fallait pour la survie de son village et le bien-être de chacun, car c'était un homme juste et bon.
Après tous ces achats, il lui resta une peau de renard blanc et il vit, dans un coin du magasin, un miroir en métal poli. Dans son village où l'on vivait depuis des millénaires sous la tente, il n'y avait jamais eu de mémoire de chasseurs, aucun miroir. Aussi pensa-t-il faire plaisir à sa femme, qui était comme vous le savez " belle comme un rêve ", en échangeant la peau de renard blanc contre le miroir poli.
Il revint au village, distribua les vivres et les objets ramenés de la ville équitablement entre tous les chasseurs, ne gardant pour lui que le miroir enveloppé dans sa chemise, qu'il déposa au pieds de sa femme.
Celle-ci se pencha sur le paquet, ouvrit la chemise, reconnut l'odeur de son mari, s'arrêta stupéfaite, éclata en sanglots, puis prit son manteau, ses raquettes de neige et s'enfuit sans un mot jusqu'au village de sa mère.
Cette dernière s'étonna de la visite de sa fille. Celle-ci entre deux sanglots murmura :
- Mon mari ne m'aime plus. Il est parti à la ville comme chaque année, vendre ses fourrures. Comme chaque année depuis toujours, il a rapporté tout ce qu'il fallait pour le village. Il n'a oublié personne.
Mais dans sa chemise, il a ramené une femme merveilleuse, très jolie, séduisante comme un matin de printemps. Elle avait même son odeur, je l'ai reconnue. C'est bien le signe qu'il ne m'aime plus.
Sa mère, qui était une femme d'expérience, car elle avait beaucoup vécu, lui dit :
- Viens avec moi, je veux voir qui oserait être plus belle que ma fille. Plus belle que le rêve d'un roi !
Je veux voir.
Arrivée au village des chasseurs, elle entra sous la tente du chef, reconnut la chemise de son gendre, l'ouvrit, se pencha, regarda et éclata de rire, en disant à sa fille :
- Tu n'as rien à craindre ma chérie, elle est vieille et moche.
Oui, on ne voit ses problèmes…qu'avec ses propres yeux !

Jacques Salomé : Contes à aimer...Contes à s'aimer. Ed. Albin Michel
Par lilavande - Publié dans : conte
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 00:39
Quand l’amour et la tendresse se partagent dans l’abandon et la confiance, ils peuvent s’agrandir jusqu’aux rires du soleil.

Il était une fois une petite fille qui avait trouvé un trésor. Oh ! pas un trésor ordinaire, comme il y en a beaucoup si on cherche un peu, mais un trésor unique, très recherché et rarement trouvé.
Vous allez me dire que tous les trésors sont recherchés. C’est vrai, mais il est des trésors particulièrement rares. Des trésors que même l’imagination la plus fertile n’a pas osé inventer.
Ainsi par exemple, qui aurait pu imaginer qu’un sac de baisers inépuisable se trouvait là, juste à l’endroit où la petite fille un soir l’avait trouvé ? Dans quel endroit ? Mais dans le cœur, tout près de la tendresse et de la passion d’être d’une petite fille tout étonnée de sentir, un matin, ce trésor en elle.
Le jour où elle fit cette découverte, elle fut transportée par une grande joie, si vivante qu’elle aurait pu se croire immortelle. Elle se sentait généreuse et se voyait immensément donnante.

Pensez donc, un sac de baisers inépuisables ! Des baisers qui peuvent se renouveler sans cesse. L’un appelant l’autre, l’autre donnant le goût du suivant, le suivant se précipitant pour s’offrir et ouvrir ainsi plus d’espace à tous les baisers à naître, lesquels se bousculaient les uns derrière les autres, impatients d’exister.
Je vous vois songeur. Oui, il faudrait que je vous parle quand même un peu de la vie d’un baiser.
Pour cela j’ai besoin de choisir mes mots. Qu’est-ce qu’un baiser ?
Un souffle, une douceur légèrement humide, la palpitation de deux lèvres, un élan de tendresse ou d’amour déposé au coin d’une joue, d’une lèvre ou même sur tout le corps de l’autre.
Un instant arrêté aussi éphémère que la rosée d’une émotion.
Un baiser, c’est comme le clin d’œil d’une étoile dans l’immensité du cosmos. C’est bon comme la mie d’un pain doré par l’amour.
Aussi la vie d’un baiser est-elle très courte, même si chaque baiser paraît contenir chaque fois une part d’éternité. C’est pour cela d’ailleurs qu’une vie entière ne suffirait pas pour décrire l’existence d’un baiser. Entre toutes les ouvertures et les possibles qu’il recèle, un baiser est une tranche d’infini qui va relier deux êtres pour les réconcilier avec le meilleur d’eux-mêmes.
J’ai dit deux êtres ?
Oui, car j’arrive au plus difficile. Un baiser porté, tel un éclat de lumière déposé, doit pour s’accomplir être reçu, amplifié.
Je ne sais si je peux continuer à vous décrire tant de béatitudes, car déjà vous pouvez imaginer tous les drames, toutes les déceptions et les frustrations au-delà des émerveillements possibles, quand vous passez à côté d’un baiser.

La petite fille avait donc trouvé un sac de baisers inépuisables, certes, mais qui peut accueillir l’inépuisable ? Qui peut accueillir, s’ouvrir, s’agrandir pour recevoir l’abondance, la générosité infinie d’un tel trésor ?
Ce que ne savait pas cette petite fille, c’est qu’elle allait passer une partie de sa vie à rechercher quelqu’un qui aurait aussi découvert en lui un trésor semblable.
Si vous connaissez celui ou celle qui pourrait avoir fait cette découverte, n’hésitez pas, avertissez-la d’urgence. Mais peut-être allez-vous garder cette découverte pour vous !
Ainsi va le monde. Beaucoup d’entre nous, plus qu’on ne l’imagine, découvrent des trésors, en oubliant que la qualité première d’un trésor est de pouvoir être partagé. C’est cela le plus difficile. Mais quand on sait qu’un tel trésor s’agrandit en se partageant, peut-être est-ce moins difficile.

Extrait du livre de J.Salomé: "Contes à aimer, contes à s'aimer"
Par lilavande - Publié dans : conte
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 00:38
Comment vous le dire avec des mots ? Où et quand cela a commencé ? Comment imaginer le passage du silence au cri et celui du cri à la parole ? C' est difficile à retrouver, car il faut remonter très loin, très haut dans l'histoire de l'homme. Même les premiers hommes, vous savez ceux qui vivaient dans les arbres, puis dans les cavernes ne se souviennent pas. J e crois que ce fut une nuit, il y eut un orage. U n orage très violent, avec des éclairs, tout le ciel s'illuminant de traînées rouges et bleues, jaunes et blondes, quand cette nuit-là un petit enfant s'éveilla. Ses parents dormaient profondément, du moins le croyait-il. Ils avaient l'habitude de l'orage et ne se réveillaient pas pour si peu. L'enfant s'avança à quatre pattes dans la semi-obscurité de la caverne. Arrivé au bord il vit toute cette lumière. Le ciel comme un cheval emballé courait au-dessus de sa tête, sa bouche s'arrondissait d'étonnement et il prononça ce premier mot avec un gros soupir « OUI ». C'était la première fois qu'il entendait ce son sortir de sa bouche et il le répéta plusieurs fois pour s'encourager et en recevoir les vibrations en retour. « OUI, OUI. »

Le lendemain matin, il s'écria en secouant sa maman: « OUI, OUI. » Avec son petit doigt, il montrait l'entrée de la caverne. Sa mère le suivit, regarda son petit qui disait OUI, OUI en montrant le haut du ciel. Elle leva les yeux, vit un ciel clair, bleu comme les yeux de son enfant. Elle répéta à son tour OUI. Et le jour même, la moitié de la tribu répétait OUI en montrant le ciel. Ce qu'ils en firent par la suite est urie autre histoire dont je ne parlerai pas.

Ce que l'enfant ne savait pas, c'est qu'il avait, avant que l'orage n'éclate, avant d'être réveillé cette nuit-là par les bruits de la tempête, il avait djà entendu dans son sommeille mot OUI.
Celui-ci avait été prononcé par la femme qui était sa mère au moment même où elle avait senti son plaisir l' envahir. ..Et ce mot tout neuf qui sortait tout étonné de sa bouche voulait dire à son partenaire si proche le plaisir de ses sens qui s'enflammaient dans son corps, son plaisir éveillé qui riait en elle. Ce mot unique pour l'instant voulait dire mille choses encore, toutes différentes, et tentait d'exprimer un ensemble de ressentis tels: « Tu es important, reste tout pres, tout vivant, Je te reçois, tu m'agrandis, tu es précieux, je t'aime, je me sens si bien avec toi...»
Ce mot essentiel, encore un peu étroit, contenait toute la joie, la confiance, l'abandon d'une femme dans le plein de l'amour avec un homme.
Ce mot échappé, plus doux, plus soyeux qu'un cri était une victoire sur les gémissements, les grognements, les soupirs, les murmures indistincts qui accompagnaient habituellement l'amour de ce couple.
Et ce mot, né dans la passion révélée d'un instant, avait été entendu, recueilli par un enfant qui avait voulu l'offrir, l'ouvrir, en révéler les sens multiples.
J.Salomé:"Contes à aimer, contes à s'aimer"
Par lilavande - Publié dans : conte
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Samedi 17 octobre 2009 6 17 10 2009 00:35
../../images/escnuit.jpg
Un homme était amoureux de la planète Venus
( Certains s'arrêtent au mont de Venus ! ), mais lui était vraiment amoureux,et chaque soir de ciel étoilé, il s'allongeait devant sa maison pour déclarer son amour à la planète inaccessible du moins ... le croyait-il !

Un soir où il rêvait ainsi,le coeur plein d'amour et le corps plein d'émois,il entendit une voix très douce chuchoter à son oreille:
" Je suis touchée de ta ferveur, et impatiente de te serrer dans mes bras, viens me rejoindre, viens..."
Il se leva d'un bond, il avait bien reconnu la voix de l'aimée,même s'il ne l'avait jamais entendue.La planète Venus enfin... avait perçu son amour et répondait à sa flamme.
Mais comment puis-je faire pour arriver jusqu'à toi, je ne suis qu'un homme ?
Elle murmura toute proche:
../../images/venus.jpg"Regarde le rayon de lune qui scintille jusqu'à tes pieds,approche-toi, monte dessus et quand tu seras sur la lune,Tu trouveras un autre rayon que j'ai déposé pour toiet qui te conduira jusqu'à moi..."

L'homme monta sur le rayon et avec facilité s'éleva jusqu'à la Lune.Sur cette planète, il découvrit comme promis le rayon de Vénuset commença à s'élever vers elle.
A mi-chemin,Il eut soudain cette pensée: "Mais ce n'est pas vrai, je rêve,ce n'est pas possible qu'un homme puisse ainsi marcher sur le rayon d'une planète..."Et avec le doute qui naquit ainsi de lui, il trébucha, tomba...et s'écrasa des milliers de kilomètres plus bas... sur Mars.

Avant de mourir, il eut le temps d'entendrela voix de son aimée qui murmurait tout contre son oreille:
" Il ne suffisait pas de m'aimer, ni de me faire confiance,encore fallait-il que tu puisses croire en tes ressources,que tu oses te faire confiance à toi-même !"

Ainsi se termine le conte de l'homme qui ne savait pas que le possible est juste un petit peu après l'impossible.
Jacques Salomé : Contes à guérir...Contes à grandir. Ed. Albin Michel
Par lilavande - Publié dans : conte
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