on récolte se que l'on sème fin
Lorsqu’ils arrivèrent en vue du terrain où se trouvait le bus de la vieille...celle-ci s’arrêta net...
Caligula qui la suivait de prés se heurta à un de ses bras noueux ...
Il y avait sur le terrain des personnages habillés de jaune ....
Ils enfonçaient dans le sol un pieu sur lequel était fixé un panneau ...
Un gros camion était prés du bus....
La vieille se mit à claudiquer...essayant de courir....
Caligula la dépassa avec un cri de colère ...
Le camion emmenait le bus .....
Elle arriva enfin a sa hauteur...
Des gens d’armes se tenaient là... la saluant poliement...
-Nous vous avons trouvés , madame, un foyer où vous pourrez decemment couler des jours heureux....
- Laissez mon bus tranquille...
Martha se remettait à parler où plutôt à croasser...
Vous pensez bien...passer de si longues années avec un corbeau n’est pas bon pour la pratique du langage des hommes ...
-Vous pouvez prendre à l’intérieur ce dont vous avez besoin....
-Elle se rua dans son antre hideux...
A l’intérieur, où les gendarmes l’avaient laissée rentrer seule...elle prit la bougie allumée...mit le feu au cadre...sans un regard pour la photo...puis le jeta sur un tas de vieilles guenilles qui s’enflamèent aussitôt...
Caligula battit des ailes , essayant de ressortir...mais la vieille plus prompte que lui referma la porte..la bloquant avec un manche à balai ...
De son regard aiguë elle fit le tour rapide du taudis ...
Caligula vient se blottir dans ses bras...
Elle ne le repoussa pas....
Le feu prenait une ampleur terrible...
Dehors les gens essayaient vaienement de trouver une issue pour faire sortir la vieille ...
Elle n’avait qu’à enlever le balai qui bloquait la porte pour se retrouver à l’air libre ..., elle et son inséparable complice...
Elle se souvint du drame qu’elle avait provoquée...
Et...soudain...des larmes lui vinrent au bord des cils.....
Des vrais larmes... des larmes de repentir...
Le corbeau avec son bec vint les cueillir avec son bec jaune.......
Tous deux se trouvèrent alors à nouveau transformés...
Ils retrouvèrent leurs coprs d’humains...leur jeunesse...
Ils se savaient perdus...rien ne pourrait maintenant les sauver...
Les Elfes des Marais leur avait redonné leurs apparences parceque Martha s’était enfin montré charitable ...
Leur accordant à tous les deux le droit de mourir ...pour ne plus souffrir le martyr dêtre des rebus de la société......
Les deux vieux complices se regardaient.... émus de se retrouver ...Ils s’embrassèrent... puis....
Par la lucarne du bus, leurs regards furent accrochés par une pancarte...celle que les hommes en jaune venaient d’installer .....
“Sur ce terrain
en souvenir d’une étoile
enfant du pays
MARTHA
une école de danse sera ouverte”
alors du bus enflammé monta un rire cristalin qui sembla s’envoler vers le ciel en une volute de fumée bleutée, tirée comme un oriflamme par un oiseau-lyre magnifique
et des pétales d’asphodèles venues d’on ne sait où tombèrent sur le sol comme des petits chaussons de danse, dégageant un parfum entêtant et troublant ....
Note de l’auteur lorsque je suis allée me promener dans les marais lundi dernier j’ai entendu une mélodie ressemblant au Boléro de Ravel...et me penchant pour lacer mon soulier j’ai senti comme une caresse de pétales sur ma nuque...l’air embaumait l’asphodèle......vous savez ce que c’est que l’imagination..............