on récolte ce que l'on sème conte de "marie" suite

Publié le par lilavande

Le soleil était apparu, éclatant, laissant à l’ombre peu de place....

 Il n’y avait plus de marais.......

C’était un plan d’eau clair et féérique...

Martha dénotait dans ce lieu ........

Soudain...

Son corps paru être plus grand...

Ses cheveux ramassés en une pelote informe...se défirent et tombèrent en volutes dorés sur ses épaules....

Ses haillons sans couleur et sans nom se mirent à scintiller de mille feux... des tons de moire et de soie...

Sa canne se transforma en ombrelle délicate faite de dentelle greige.. et ses sabots devinrent des chaussons rose de danseuse....

Un sourire éclatant découvrit une rangée de perles blanche...

Martha était devenue une adorable créature...la jeune femme du portrait...

Elle se tourna vers l’endroit où était perché Caligula... le noir volatile n’était plus là......Un oiseau lyre bleu et argent ...s’envola de la branche et vint se poser sur son épaule en chantant une douce mélopée....

Puis il posa un baiser sur la joue couleur de pêche de la jeune beauté...

Tous les deux, fort gracieusement s’avancèrent vers le bord de l’eau où se tenait le grand crapaud...

Martha s’inclina en une profonde révérence devant le batracien géant, qui avec un craooo .... retentissant sembla la saluer !

Puis tout alla trés vite !

L’oiseau Lyre vint se poser prés du crapaud qui disparu dans une gerbe bleue et blanche d’étincelles éblouissantes.

Un jeune homme brun aux cheveux longs se tenait prés de l’onde...

 

Le jeune homme de la photo qui posait avec Martha ! Théo !

 

Il portait un justaucorps blanc trés moulant, comme en porte génèralement tous les danseurs ..

L’oiseau lyre revint se poser sur l’épaule de la jeune fille ....

Des nymphes venaient d’apparaître, sortant de l’onde ...

Juste recouvertes d’un léger voile leur nudité était parfaite ...

Leurs chevelures étincelaient frappées par les doux rayons d’un tendre soleil ...

Soudain Théo leva les bras , les tendant vers un magnifique cygne noir qui était venu s’installer à ces côtés depuis un instant ...

Il cria :

 “Viens prés de moi, contemple le désaroi de ton bourreau !!!! oh ma Principessa Kadidja voit les pieds de Martha figés au sol pour l’éternité.....

Vois mon amour,

Comme chaque jour depuis une multitude de décennies, cette femme détestable, reçoit le chatiment que lui ont infligés les elfes de la danse...

 

Chatiement mérité....

Cette femme que j’aimais, cette femme que je vénérais....

Qu’a t’elle fait ?.... Par vanité, par soif de pouvoir ....

Elle connnaissait mon amour pour elle....

Magnifique danseuse, elle brillait sur toutes les scènes du monde...

J’étais si fier d’accompagner ses pas dans les plus beaux balets....

Et puis un jour, Kadidja tu es arrivée...

Belle, racée, couleur d’ébène, tu devins la coqueluche des hommes et des femmes qui venaient t’admirer...Ils délaissèrent un peu la jolie Martha...

Et,  tu as ressenti pour moi cette fatale onde amoureuse Kadidja.........

Moi, je ne voyais qu’elle à ce moment là!!!!

Que sa beauté, que son talent...

Et puis un jour...je ne vis plus d’elle que sa laideur intérieure, que son immense bêtise et sa méchanceté...

Je me souviens de ce jour, où, plus belle que jamais, oh ma kadidja, tu avais conduit le public au bord des larmes, et où tu avais ensorcelé mon ame... faisant  brûler mon coeur de passion pour toi.

Je me souviens de ce jour, où elle nous surprit dans les loges bloties l’un contre l’autre... nous embrassant....

 Elle nous enferma dans la pièce à double tour...

 

Prenant des costumes qui attendaient d’être enfermés dans les malles du Théatre...elle y mit le feu et entassa le tout devant la porte de notre loge....

A ce moment précis, le jeune régisseur arriva et il essaya d’étouffer le feu avec des tentures arrachées au mur...

Le feu gagnait du terrain...

Nous commencions tous les deux à étouffer...

La fumée qui passait sous la porte était acre

Martha riait comme une folle...

Elle entraina le régisseur avec elle au fond du couloir juste au moment où la porte cédait sous l’assaut des flammes ..

Le jeune homme qui s’appelait Caligula, était en extase depuis des années devant la beauté de Martha..elle se blottit dans ses bras... l’embrassant à pleine bouche... luidonnant ce qu’il désirait d’elle depuis fort longtemps.....

Il l’aida à s’enfuir lorsque les pompiers arrivèrent avec leurs lances...

Il devait rester lié à elle et a son horrible action.... .pour l’éternité .....

Fidèle et toujours aussi amoureux de la criminelle ...

De nos corps on ne retrouva qu’un petit tas de cendres blanches et noires....

Lorsque nous arrivames aux portes célestes quelques anges étaient là, papotant , prenant le frais assis sur le bord d’un cumulo nimbus...

Ils furent saisis d’horreur en regardant notre curiculum vitae...

Aprés s’être consultés quelques secondes ils décidèrent de nous confier un térritoire secret : le Marais des merveilles..on ne pouvait pas laisser s’éteindre un amour comme celui de Kadidja et Théo crièrent -ils à tous les vents....

 

Ils firent appel aux Elfes de la Danse et des Marais ...

Ceux-ci nous prirent sous leur protection nous transformant en habitants des marécages...nous donnant la possibilité chaque jour pendant une éternité de nous transformer à nouveau en danseurs à l’éternelle jeunesse...

A une condition...

C’est de pouvoir frapper de laideur et de vieillesse prématurée, la jolie Martha, notre bourreau... De façon à se qu’elle puisse venir tous les jours, contempler notre bonheur , alors qu’elle serait

condamnée à se transformer en jeune et belle danseuse ....de façon a ce qu’elle soit rongée de regrets

 .....de ce qu’elle avait été, mais sans jamais ni pouvoir danser, ni a nouveau être aimée de moi...

ET depuis des décénies celà se passe ainsi...

Kadidja redevient la belle danseuse que tu étais et valsons sur l’onde ......

Musique ....”

 Théo claqua des doigts ....

Et la musique vint.... douce, mélodieuse, un vrai bonheur....

Le cygne noir se transforma en une magnifique créature ...sculptée dans de l’ébéne...

Théo la prit dans ses bras... elle était souple comme un roseau....

Vêtue d’une dentelle noire qui couvrait à peine ses seins juvéniles...elle avait le corps emboités dans celui de Théo...

L e Boléro de Ravel .....Ils s’étreignaient au son du Boléro de Ravel.....

Les nymphes exécutaient une chorégraphie splendide en arrière plan, leurs pieds éffleurant à peine le miroir liquide...

Le blanc et le noir ....

Les doigst se cherchaient, les mains se soudaient...

Les deux corps ne faisaiant plus qu’un, comme soudés.... encastrés l’un dans l’autre à jamais ...  

Martha, sur la rive éssayait vainement de décoller ses pieds ...rien n’y faisait....

Des larmes coulaient le long de ses joues....larmes de rage ...

Loiseau Lyre tournoyait autour d’elle...voulant l’aider...mais rien n’y faisait....

Son visage qui aurait du être si beau était révulsé par la méchanceté...

Ah ! comme elle le payait son horrible geste ......

Voir ainsi le bonheur éternel de son ancien amant et de sa rivale ...Qu’elle douleur pour elle !!!

Et celà durait depuis si longtemps.....

Et celà durerait encore trés longtemps ...pour l’éternité....

Martha et Caligula avaint été frappés d’immortalité.... par la volonté des Elfes des Marais ....

Pendant ce temps les deux amants exécutaient une danse de l’amour à vous couper le souffle...

La sensualité qu’ils dégageaient donnait une sensation de Paradis !

Leurs bouches se quittaient juste pour naviguer sur leurs corps, à la recherche de l’endroit magique qui les ferait basculer dans ce moment d’extase que chaque jour ils venaient prendre comme l’ont vient boire à une source d’éternité !!!

Le miroir de l’eau reflétait ces deux lianes d’amour.....

Les habitants du Marais étaient devenus des magiciens...

Puis soudain la musique s’arrêta.....

Un geste de Théo en direction de Martha changea la belle jeune femme en monstre hideux...

Martha avait repris sa forme initiale dans un cri d’horreur et de rage ...

Caligula redevint noir et miteux ...

Son cri se mêla a celui interminable de la vieille ....

Le plan d’eau se brouilla...

Théo et Kadidja , seuls sur la rive se tenaient encore enlacés...

Plus de nymphes... plus de nénuphars....plus de cygnes .....
 Le soleil disparut à son tour...

Et les deux amants redevinrent crapaud et cygne noir ....

Les nuages s’amoncelèrent au dessus des arbres a nouveaux enchevêtrés...

Des éclairs zébraient le ciel gris d’acier ...

Le froid reprit possession des lieux...en meme temps que les épines et les ronces ...

La vieille et Caligula prirent le chemin du retour, se frayant un passage qu’eux seuls pouvaient se frayer ...

Martha avait l’air encore plus accablée et plus méchante...

Caligula était trés excité...

Il tournoyait autour de son eternelle amoureuse....

Elle le chassait .... lui arrachant à chaque fois quelques plumes au passage ...

 

Publicité

Publié dans conte d'ami

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article