songe- mensonge
Le conte que je vais vous conter, ce n'est pas moi qui l'ai inventé. Je suis né un mois trop tard. Tous les contes avaient déjà été inventés sans moi !
conte d'espagne tiré du livre "colorin coloré"
deux bourgeois et un paysan allaient de compagnie en pélerinage
ils avaient mis ensemble leurs provisions de route et ils eurent de quoi manger jusqu'au dernier jour.
mais là plus de viande, il ne leur restait qu'un peu de farine, de quoi cuire un pain.
les deux bourgeois s'étaient retirés à part, l'un deux dit :
"nous voilà bien mal lotis, avec ce gros rustre de campagnard qui mange comme quatre.
Ce peu de pain ne lui sera d'aucun profit;
Mieux vaudrait le partager à nous deux"
"compère, j'allais le dire. vous me sortez les mots de la bouche, repondit l'autre."
ils se mirent d'accord pour duper le paysan et allant à lui ils proposèrent :
"on va pétrir la farine et mettre le pain à cuire.
pendant qu'il cuira nous prendons du repos, nous dormirons,
et celui qui aura rêver les plus grandes merveilles aura le pain pour lui tout seul."
les deux bourgeois pensait bien que le paysan serait trop simple pour imaginer quelque merveille que ce soit
celui des deux qui recevrait le pain en donnerait secrètement à l'autre...
ce n'était pas plus difficile que cela.
le paysan, lui , avait fort bien saisi l'intention de ses compagnos de route.
ceux endormis, il sortit le pain du four qu'ils avaient bâti de pierres.
il n'était pas trop cuit, mais il le mangea de bon appétit et à son tour s'étendit suur l'herbe et s'endormit.
un des bourgeois se réveilla. Il appella l'autre d'une voix toute effarée, mais assez forte pour réveiller n'importe quel dormeur :
"hein ?dit le second, qu'avez vous ?"
" ah ! ce rêve, ce rêve que je viens de faire ! quelle merveille !
j'ai rêvé que deux anges ouvraient les portes du paradis et me portaient à l'intérieur !"
" c'est un beau rêve dit l'autre.mais moi écoutez donc !
j'ai rêvé que deux anges m'apparaissaient, ils frappaient la terre du talon...
crac !
elle se fendait en deux, et les anges me mener visiter l'enfer."
le paysan entendait tout cela et faisait semblant de dormir
les autres préssés de manger le pain, le secouèrent.
et lui, d'une voix à moitié endormie, a moitié effrayée, dit
" qui m'appelle ?"
"Moi..., nous ! tes compagnons de voyage !
et lui, ouvrant les yeux,
"tiens vous êtes de retour ?"
" mais d'où veux tu que nous revenions ! tu dors bonhomme !"
firent les bourgeois etonnés
" c'est que, dit le paysan, il m'a bien apparu que deux anges venaient vous prendre, vous, oui vous ! en disant qu'ils vous menaient au ciel.
Et pas longtemps après voilà deux autres anges qui arrivent et qui ouvrent la terre et puis, vous oui vous ! ils vous ont emporté... sans doute en enfer.
j'étais bien faché, mais j'ai pensé que vous ne reviendriez jamais de ces grands voyages
alors bien sûr , il me restait qu'à manger le pain tout seul .
Cette parole vous la regardez avec vos yeux; vous l'écoutez avec vos oreilles; vous la goûtez avec votre bouche; vous la sentez avec votre nez.
Ce que je sais c'est qu'elle rentre en vous, et ira blottir je ne sais où- peut-être dans la fesse gauche, peut-être dans vos doigts de pied! Mangez-la.
Ce que je veux c'est qu'un jour qu'elle ressorte de votre bouche comme un courant d'air qui réchauffe tous ceux qui vous écouteront.
Ce que je sais c'est qu'elle rentre en vous, et ira blottir je ne sais où- peut-être dans la fesse gauche, peut-être dans vos doigts de pied! Mangez-la.
Ce que je veux c'est qu'un jour qu'elle ressorte de votre bouche comme un courant d'air qui réchauffe tous ceux qui vous écouteront.
Publicité